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Créer un contenu impactant en 3 étapes

Vous êtes créateur de contenu et vous voulez attirer et surtout aider votre audience à changer, apprendre ou se divertir mieux? Peut-être êtes vous frustré car vous ne sentez pas que vos écrits ou vidéos ont suffisamment d’impact sur vos abonnés. Bonne nouvelle: il n’est pas forcément nécessaire d’aller chercher de nouvelles idées ailleurs, il suffit peut-être simplement de transmettre vos propres idées autrement: avec un brin de pédagogie.

Mais, c’est quoi la pédagogie?

Quand on pense à ce mot, une odeur de craie, des bruits de chaises et le crissement du crayon au tableau.. Des souvenirs pas si lointains nous remontent à l’esprit.

– Kevin, range tes pieds! Michael ne mord pas ta gomme…

Ah, l’école, et ses bancs, son animation et ses (presque) silences appliqués.

Mais non, la pédagogie ne s’arrête pas au portail de la cour d’école.

Elle est partout, elle se glisse entre vous et la plupart des sources d’information et de communication : radio, télé, famille, journal, internet! Oui, même les réseaux sociaux font preuve (avec plus ou moins de succès) de pédagogie.

Le Larousse dit ceci: la pédagogie, c’est l’aptitude à bien enseigner.

Alors, pour vous, infopreneur, formateur, blogueur, youtubeur, qui cherchez à transmettre des connaissances ou savoir-faire, ou tout simplement à vulgariser des idées, cette compétence se révèle très précieuse en terme d’impact, et donc, de visibilité sur le web.

Sûrement, une question vous brûle les lèvres à cet instant: comment mettre de la pédagogie dans mes contenus ?

Voici trois idées à appliquer immédiatement dans vos contenus, gratuits et payants, pour libérer toute leur puissance.

1. Adoptez une structure et apprenez à la maîtriser

L’art naît de la contrainte, dit-on. Même si vous débordez de créativité, sans structure, vous ne serez pas à même de mesurer vos résultats. Entreprendre, c’est aussi se donner un cadre et être capable d’évaluer si ce cadre vous permet d’atteindre vos objectifs. Ce qui n’empêche nullement votre créativité de s’exprimer.

Pour vous donner un cadre, commencez par vous formuler un objectif dans chaque nouveau projet de contenu.

” Expliciter l’objectif “

Tout enseignant le sait, un élève qui sait ce qu’il apprend et où il va, augmente ses chances de réussir. Mais aussi, tout enseignant qui ne sait pas formuler l’objectif de la leçon, a plus de risques de rencontrer des difficultés à l’enseigner!

Lorsque vous écrivez un contenu, que ce soit un article, une vidéo, un post Instagram, etc. Pensez toujours à formuler pour vous, l’objectif de ce contenu. Qu’est-ce que mon audience va apprendre? Qu’est-ce qui est important à transmettre? Comment vais-je le formuler à mon audience?

  •  Organiser le contenu

Une fois l’objectif clairement établi, adoptez une organisation ou structure que vous allez répéter régulièrement. Il n’y a pas pire au niveau de la cohérence d’ensemble qu’un contenu écrit au feeling, une vidéo improvisée d’une façon puis d’une autre la fois suivante.

Premièrement, vous allez perdre du temps car vous n’aurez pas de process: à chaque fois, vous réinventez une nouvelle manière de procéder. À long terme, cette stratégie est épuisante.

Deuxièmement, la structure est le cadre, ou la « consigne » de départ, avec laquelle vous allez pouvoir donner libre cours à toute votre créativité. Vous connaissez certainement déjà la structure AIDA, chère aux marketeurs:

Si cette structure marche très bien pour vendre un produit, elle n’est peut-être pas toujours adaptée pour un contenu à visée purement pédagogique. Même si tous les contenus sont faits pour vendre, il est souhaitable de créer des contenus dont le but principal est de faire progresser ou provoquer l’impact et le changement chez votre audience.

Voici une structure classique en « séquence » qui fonctionne. Vous pouvez la découper en plusieurs « séances » c’est-à-dire en plusieurs contenus (de même format, comme une série d’articles, ou de formats différents: article, puis vidéo, audio…), si le sujet est trop long à traiter en une fois:

  • J’introduis le sujet: dans cette partie je donne le ou les objectifs visés et j’amène le concept étudié en soulevant un certain nombre de problèmes rencontrés.
  • Je développe le sujet en 2 ou 3 points: ici on peut utiliser le storytelling, l’art de mettre l’histoire au service d’une idée, les métaphores, exemples, contre-exemples et analogies pour illustrer le propos et maintenir l’attention.
  • J’apporte une conclusion: je fais le bilan en retenant une ou deux idées majeures à la résolution du problème. On peut encourager le passage à l’action de son audience. (Mise en application)
  • J’ouvre les perspectives: nouvelle problématique soulevée par ce sujet. On emploie le même procédé que celui des séries télévisées, en introduisant un nouveau problème en lien avec le sujet traité qu’il va falloir résoudre dans un prochain épisode…

2. Diversifiez les canaux de réception

Les sciences de l’apprentissage le soulignent, plus on sollicite de canaux de réception, meilleur sera le processus de mémorisation et donc d’apprentissage. J’aime particulièrement me rappeler la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner, psychologue cognitiviste de l’université d’Harvard, qui considère que nous avons tous un prisme d’intelligences à exploiter. Nous l’utilisons chacun à notre manière, en fonction de notre héritage génétique, de notre environnement… Certains privilégient l’intelligence linguistique, logico-mathématique, visuo-spatiale, naturaliste, kinesthésique, interpersonnelle, intra personnelle, ou musicale…

Chacun est unique et apprend aussi de façon spécifique.

Il faut donc répondre à l’ensemble des profils présents dans votre audience.

Concrètement, comment appliquer cela dans vos contenus?

Voici quelques pistes à appliquer immédiatement pour répondre à tous les profils d’intelligence.

A. Diversifiez vos formats

Avez-vous déjà reçu des e-mails avec des dizaines de gifs, couleurs, emojis et boutons clignotants? Ou encore, vous souvenez-vous, si vous êtes de la génération 80´s comme moi, des sites web d’il y a 20 ans, qui s’ouvraient avec une petite musique de fond?

Alors, expérience agréable ou désagréable ? 🙂

Moi, je me rappelle chercher précipitamment le bouton « muet » dans le menu des sites!

Ça, c’est le contre-exemple parfait de la sollicitation inappropriée des différents canaux de réception.

Diversifiez oui, mais avec discernement !

Pour vous aider, repensez à l’objectif de votre contenu et demandez-vous si l’ajout est pertinent pour faire passer l’information.

Certains modes s’associent mieux que d’autres. Le mode verbal gagne en puissance avec le mode visuo-spatial. Des articles illustrés d’images, graphiques, ou photographies pour renforcer le message.

Le mode musical est pertinent avec le visuel (vidéo): une musique qui identifie le passage d’une partie à une autre, d’une idée à une autre, peut renforcer votre message et fluidifier la structure.

Une autre façon de répondre à l’ensemble des profils d’intelligence, est de varier les approches : faites un jour une vidéo, une autre fois un audio, puis un article et des visuels, sur un même sujet, pour solliciter toutes les facettes de l’intelligence.

Une petite nuance qui a son importance : il est parfois plus efficace de ne solliciter qu’un seul canal de réception à la fois, afin de ne pas surstimuler ou disperser inutilement l’attention de votre audience: voilà pourquoi les e-mails visuellement minimalistes seraient plus efficaces que les autres.

B. Développez les contenus relationnels

Dans votre relation à votre audience, avez-vous pensé à un espace où elle pourrait venir interagir avec vous directement: Tchat, groupe facebook, forum, WhatsApp, télégram, Slack, live hebdomadaire…?

Ces contenus sont extrêmement importants dans la construction de votre relation de confiance et d’autorité, et le meilleur moyen de faire progresser rapidement votre audience sur ses problématiques.

3. Neuro-dynamisez vos contenus

À ce stade, si vous appliquez ces conseils à la lettre, vous avez déjà bien amélioré la valeur pédagogique de vos contenus et gagné une avance considérable sur votre marché. Voyons voir ce que les neurosciences peuvent encore nous apporter. Stanislas Dehaene, neuroscientifique renommé, définit ainsi les 4 principes fondamentaux de l’apprentissage :

  • L’attention: elle sert à sélectionner les informations à mettre en mémoire.
  • l’engagement actif: déclencher l’envie d’apprendre chez l’apprenant démultiplie son apprentissage.
  • Le feed-back, ou retour d’information : l’erreur est constitutive de l’apprentissage. Recevoir un retour sur l’erreur rapidement permet à l’apprenant de repérer et dépasser les obstacles rencontrés. L’encouragement est fondamental dans la capacité à dépasser les erreurs.
  • La consolidation: l’automatisation des connaissances est essentielle pour libérer de l’espace dans le cortex pré-frontal et permettre les futurs apprentissages. Elle passe par la répétition et l’entraînement.

Si vous avez suivi et appliqué le point précédant, vous avez déjà commencé à implémenter ces facteurs de réussite en apprentissage.

Voici comment :

A. L’attention

L’attention de votre audience sera plus fortement attirée par un contenu qui sollicite alternativement plusieurs canaux de réception, mais, rappelez-vous : un seul à la fois, ou deux combinés de façon pertinente, en cohérence avec l’objectif visé.

Un contenu structuré aide aussi à maintenir l’attention.

B. L’engagement actif

Créer des contenus relationnels dans lesquels vous répondez aux questions, vous donnez votre feed-back sur l’avancée de vos abonnés, va naturellement augmenter l’engagement de ceux-ci et leur permettre de progresser en recevant un retour sur leurs compétences.

C. Le feed-back

En complément des contenus relationnels cités ci-dessus, vous pouvez aussi imaginer des quizz ou tests qui leur permettront d’évaluer leurs progrès. Intégrer des « Foire aux Questions » sur vos pages et tout simplement prendre le temps de répondre de façon qualitative aux commentaires et aux mails de vos abonnés.

D. La consolidation

Enfin, quand tout cela est mis en place, la réelle différence dans l’impact de vos enseignements se fera dans la répétition. Le cerveau humain est ainsi fait de telle sorte qu’aucun apprentissage ne s’ancre sans pratique constante et répétée : pensez à la façon dont vous avez appris la marche, le vélo ou la lecture…

À vous de rendre le processus ludique et engageant pour que l’effort consenti par votre audience lui paraisse moins important qu’il ne l’est réellement. Intégrer le jeu dans vos contenus est aussi un levier puissant, mais ceci est pour un autre épisode 😉

C’est ce qui fera la vraie différence entre un contenu de base et un contenu à haute valeur pédagogique!

À vous de jouer!

Article écrit par Stéphanie Bonizec (alias Marie Décole) propulsé par La Branchée.


Qui est Marie d’Ecole?

Marie, pédagogue depuis plus de 12 ans, est activatrice de potentiel avec les outils issus des sciences cognitives (Intelligences Multiples, neurosciences appliquées à l’éducation) et des Pratiques Narratives notamment, mais également consultante en marketing pédagogique. Elle est la fondatrice du Podcast Les Profentrepreneurs et accompagne les enseignants qui s’envolent sur le web et les entrepreneurs qui veulent ajouter plus de pédagogie à leur marketing pour augmenter leur impact et rendre leur audience accro à leurs contenus.

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